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"Aider les familles et amis de malades psychiques"
UNION NATIONALE DE FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES
UNAFAM
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QUELQUES ACTUALITES NATIONALES CONCERNANT LES MALADIES PSYCHIQUES

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Marseille : le sort réservé aux fous en prison est jugé 25 février 2012

In http://www.laprovence.com/article/a-la-une/marseille-le-sort-reserve-aux-fous-en-prison-est-juge-inhumainle  vendredi 24 février 2012
La Cour européenne des droits de l'Homme(CEDH) a condamné, hier, la France pour le sort judiciaire qu'elle a réservé à Zubert Gougou, un homme de 37 ans, toujours interné à l'hôpital Edouard-Toulouse à Marseille. Il avait fallu le bon sens des jurés de la cour d'assises d'appel des Bouches-du-Rhône pour que, le 22 septembre 2009, soit enfin reconnue la maladie mentale de ce Toulonnais, malmené quatre années durant dans les prisons de la région. Leur verdict avait déclaré Zubert Gougou irresponsable car ayant eu son discernement aboli et le contrôle de ses actes entravés par des troubles psychiques. Il était alors libéré et interné. "C'est la pénalisation de sa folie qui a provoqué sa criminalité", tempête son avocat Lionel Febbraro qui a porté ce dossier jusqu'à la CEDH.



SUITE DE L'INFORMATION

En 2005, se sentant très mal, Zubert se présente à l'hôpital Chalucet à Toulon où il réclame à être hospitalisé. Devant le refus des médecins, il brise une porte, est condamné à deux mois de prison. Durant cette courte incarcération, enfermé dans une cellule de La Farlède, il met le feu à son matelas car il a vu le diable. Des voix lui ont parlé. Son codétenu meurt de ses graves brûlures. Aucun des nombreux experts judiciaires ne conclura à son irresponsabilité pénale. "Avant son procès devant les assises du Var, puis en appel à Aix-en-Provence, on lui faisait faire un séjour à l'hôpital pour le retaper. Quelques jours avant les procès, le médecin estimait son état de sancompatible avec sa comparution. C'est la faillite de l'hôpital psychiatrique qui ne veut plus garder les malades, la faillite des experts judiciaires qui pénalisent toujours les faitsau motif qu'un procès confronte les fous au réel", s'emporte Me Febbraro.

Les juges de Strasbourg se disent "frappés" par l'alternance des soins en prison et à hôpital, à laquelle a été soumis Zubert Gougou. "L'incarcération a manifestement fait obstacle à la stabilisation de l'état de l'intéressé, écrivent les juges. Son maintien en détention dans des conditions indignes a entravé le traitement médical que son état psychiatrique exigeait et lui a infligé une épreuve d'une intensité qui excède le niveau inévitable de souffrance inhérent à la détention". La Cour conclut à "un traitement inhumain et dégradant".

L'avertissement adressé à la France est sérieux ; une étude faisait déjà état, en 2004, de 14 % de détenus atteints d'une psychose - soit 8 000 détenus - et d'un taux de pathologie mentale vingt fois plus élevé en prison qu'à l'extérieur.


Les juges européens et les Baumettes

La vétusté et l'état indigne du Service médico-psychologique régional (SMPR) des Baumettes à Marseille, où Zubert Gougou a été incarcéré à plusieurs reprises, ont contribué à la condamnation de la France. Les juges de Strasbourg s'appuient sur un rapport de la Cour des comptes de décembre dernier, selon lequel l'état des cellules est "encore plus inacceptable s'agissant de malades mentaux". Les juges européens estiment que ces "conditions indignes, combinées à la rudesse du milieu carcéral n'ont pu qu'aggraver le sentiment de détresse, d'angoisse et de peur" de Zubert Gougou. "Le sort des malades mentaux affaiblis par les médicaments est terrible, ils deviennent victimes", selon M Febbraro.

Luc LEROUX

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