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"Aider les familles et amis de malades psychiques"
UNION NATIONALE DE FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES
UNAFAM
- UNAFAM - Délégation Haute Vienne 87 - Limousin -
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QUELQUES ACTUALITES NATIONALES CONCERNANT LES MALADIES PSYCHIQUES

visibles sur les sites des délégations UNAFAM 02 - 11 - 16 - 17 - 19 - 21 - 23 - 30 - 34 - 39 - 41 - 48 - 58 - 66 - 71 - 80 - 84 - 87 - 89 - 972

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Les priorités pour la santé mentale 5 février 2006

Un entretien avec Didier Houssin (DGS)vendredi 3 février 2006 in : Le quotidien du médecin

En quoi la santé mentale est-elle une priorité de santé publique ?
Pr Didier HOUSSIN
- La psychiatrie dépasse le champ des maladies mentales, elle est au coeur des souffrances qui se sont développées dans notre société, celles liées à la précarité notamment...

 




SUITE DE L'INFORMATION

On peut être indemne de pathologie psychiatrique et ne pas être en bonne santé mentale. Si les progrès de la neurobiologie ouvrent la voie à une nouvelle approche des maladies psychiatriques, l’apport des sciences humaines et sociales dans la démarche psychiatrique ne doit pas être négligée, bien au contraire, il devrait être encore plus intégré. A cet égard, un décloisonnement des structures universitaires est tout à fait souhaitable, avec en particulier des passerelles entre les UFR de sciences sociales et humaines et les facultés de médecine.

Face à une demande accrue de soins psychiatriques, comment combler le manque de psychiatres qui devrait encore s’aggraver dans les années à venir ?

Ce problème démographique touche la plupart des spécialités médicales et effectivement de façon particulièrement aiguë en psychiatrie. Il se pose sur le plan quantitatif - et l’augmentation du numerus clausus ne va pas le résoudre avant une dizaine d’années - et sur le plan géographique avec des zones « désertifiées ». Pour pallier les manques, sans doute faut-il repenser certains transferts de tâches et s’inspirer d’expériences menées dans d’autres pays européens, avec en particulier la délégation aux psychologues de certaines missions.

Va-t-on vers une hyperspécialisation des psychiatres hospitaliers ?

Il faut éviter cette tendance à la surspécialisation, qui empêche une approche globale du patient et de la maladie. Si l’hyperspécialisation signe un approfondissement du savoir, assure une expertise et apporte indéniablement une meilleure qualité de soins dans certaines situations complexes, dans la majorité des cas, elle est inutile, voire préjudiciable, à moins d’une réelle spécificité, comme c’est le cas pour la pédopsychiatrie notamment.

La France se singularise par un taux élevé de suicide, en particulier chez les jeunes. Quelles sont les actions de prévention mises en oeuvre pour en finir avec ce triste record ?

Diminuer le nombre de suicides est l’un de nos objectifs prioritaires. Nous avons mis en place un programme spécifique de formation et de mobilisation, en particulier aux urgences, dénommé « stratégie suicide ». Il est en cours d’évaluation. Les premières données sont encourageantes. Ce qui est en train de réussir en matière d’accidentologie, nous voudrions aussi l’obtenir en matière de suicide. La mortalité des jeunes, en particulier, est un problème majeur de santé publique. Il faut que tous se mobilisent, les pouvoirs publics bien entendu, les professionnels de santé évidemment, mais aussi les familles les plus à même de dépister les signes annonciateurs, à condition d’être informées et sensibilisées.

Où en est le projet de campagne sur la dépression ?

Le projet est en cours, nous avons le cahier des charges, nous avons le budget, reste à construire la campagne elle-même qui sera menée par l’Inpes [1]. Il faut en effet trouver le ton juste qui évite la stigmatisation, mais aussi l’amalgame entre dépression maladie et « blues ». Nous nous distinguons, en effet, par une très forte consommation de psychotropes, mais, paradoxalement, de nombreux patients souffrant de dépression ne sont pas traités, une minorité est traitée, mais tardivement, et pas toujours par le bon médicament, ni pour la bonne durée. C’est du bon usage des antidépresseurs et des anxiolytiques qu’il s’agit. A cet égard, nous manquons cruellement de données pharmaco-épidémiologiques. Pour améliorer la prise en charge des patients et la prescription de ces classes thérapeutiques, il faudrait savoir qui est traité, pourquoi, combien de temps, dans les indications de l’AMM ou en dehors.

La question de l’évaluation des pratiques reste un sujet tabou pour la majorité des psychiatres comme on l’a vu récemment. L’évaluation est-elle incompatible avec le colloque singulier qui préside à toute intervention psychiatrique ?

Du point de vue de la santé publique, le refus d’évaluation d’une discipline, quelle qu’elle soit, est irrecevable, même si chaque spécialité a ses spécificités et si les outils à utiliser sont différents. La DGS souhaite que la communauté psychiatrique elle-même propose des critères d’évaluation de son ou plus exactement de ses activités. Nous nous y employons.

PROPOS RECUEILLIS PAR LE Dr MARINE JORAS

in : Le quotidien du médecin

 

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